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Un emploi de rêve

Un emploi de rêve - Bonnie Macias

J’ai choisi d’aller porter mon CV dans différents endroits qui me plaisent beaucoup.  C’est fini, le travail qui n’est là que pour payer les comptes.  Je rêve de travailler dans une boulangerie, un restaurant, ou une galerie d'art Montréal.  Ou encore, je veux prendre soin des animaux de la SPCA, vendre des billets pour des spectacles, être la personne qui fait un peu de tout pour les producteurs de films…  Je veux aider les professeurs de danse avec leurs costumes, ou encore faire chanter des enfants.

Bref, je veux changer de cap, de portrait, de décor… Fini les bureaux entre quatre murs, ou pire encore, dans un petit bureau à aire ouverte comme dans les compagnies qui ont un très grand département du service à la clientèle.  Ce n’est pas fait pour quelqu’un comme moi.  Je suis trop rebelle pour m’adapter à ce genre de vie.  Je préfère de loin faire à ma tête, et choisir mon horaire, et pouvoir dire non à ce qui ne me plaît pas comme tâche.  Mais, pour l’instant, je vais me contenter d’une job où je peux au moins me sentir comme si ce que je fais peut aider la communauté.

Je cherche alors un travail qui est très différent de ce que j’ai fait jusqu’à présent.  Ce ne sera pas facile, je suis bien au courant de ça.  Mais, comme les gens le disent, qui n’ose pas ne gagne rien.  Alors, ça y est, je vais pousser mon petit derrière pour me mettre à la recherche.  Je vais faire le tour de certains quartiers de la ville à pied pour déposer personnellement les CV et remplir les formulaires de demande d’emploi.  Je vais faire tous les téléphones nécessaires aux compagnies et aux organismes qui m’attirent.  Je vais envoyer des courriels pour avoir les noms des personnes contact pour les ressources humaines.

Et je vais aussi réfléchir – long et fort – sur ce que je veux faire de ma vie.  Je vais voir s’il y a moyen que je me parte en affaires moi-même.  Il doit sûrement y avoir quelque chose qui serait facile à développer pour avoir suffisamment d’argent pour subvenir à mes besoins.  Je ne rêve pas d’être riche ; je veux connaître le bonheur.

Mais, pour l’instant, je dois rester dans mon petit bureau de l’aire ouverte dans laquelle je dois arriver à tous les matins à 6h00 pour terminer vers 3h00.  C’est merdique, mais c’est ce qui me permet de manger.

À propos de l’auteur :

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