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Un sportif pas comme les autres

Un sportif pas comme les autres - Bonnie Macias

Sportive depuis mon enfance, le sang qui bouillonne en moi, m’a fait aimer les défis en tous genre. Je ne rate jamais une occasion de m’entraîner pour une remise en forme rapide, même entre midi et treize heures, alors que je prends mon dîner. Après un bon plat bourré de protéines, j’attendais environs quinze minutes pour digérer, et pour les quarante minutes restantes, je les passe à dépenser dans une salle de fitness présente en annexe du grand bâtiment dans lequel je travaillais. Je ne cherche pas à devenir une culturiste, seulement, j’ai constamment besoin d’entretenir mon corps pour rester au top de ma forme.

Les entraînements

C’était un ami proche, qui était dentiste Côte-Vertu qui m’a conseillé de passer pour la première fois dans ce centre. Aujourd’hui, il fait entièrement partie de mon quotidien. Je ne peux littéralement plus m’en passer. Bien sûr, il m’arrivait d’être épuisée, non seulement parce que j’avais souvent une pile de dossiers à classer, mais en plus, amatrice de sport, j’ai beaucoup de mal à m’arrêter, une fois que je suis lancée. Cela fait six mois déjà que je suis membre d’une équipe au sein de ce centre de fitness. Il n’y avait pas vraiment de critères à avoir pour faire partie de ce groupe de sportifs. Par contre, il y avait des compétitions amicales qui se déroulent mensuellement, et qui nous tenaient à cœur. Contrairement à mon ami, lui qui était au premier rang parmi les volontaires à représenter notre équipe, je n’avais pas de réelles motivations pour y participer. Je préfère rester dans ma bulle, et juste les prévenir que j’étais là pour les supporter. J’étais bien surprise de voir sa persévérance qui se traduisait par sa volonté à rester, au-delà des heures de fermeture du club. Un samedi soir, je n’avais rien de prévu, et j’ai pensé passer un peu de temps à faire quelques heures de marche sur un tapis roulant, tout en écoutant de la bonne musique. À mon grand étonnement, il était aussi là. Au bout de trois heures d’affilé, il était environ vingt et une heures, après avoir terminé de ranger tous mes affaires, j’étais sur le point de partir, quand je vis qu’il était encore là à s’entraîner. Je n’ai pas réussi à me retenir de ne pas lui dire de prendre un peu de temps pour une mise au vert. Il a tout juste le temps de m’expliquer qu’il n’y a pas trente-six mille solutions pour gagner. Il m’a également dit clairement qu’il croyait en l’adage « plus on est de fous, plus on rit », alors j’ai déposé mon sac, et suis restée avec lui. Nous ne sommes rentrés que vers minuit.

Le jour J

Ça y est ! Le grand jour était pour le lendemain, et il fallait que j’encourage au mieux mon ami compétiteur. La veille, je suis passé dans les salles, et bien évidemment, il était là. Nous avons eu une petite discussion sur les techniques pratiques pour gagner. Lorsque je lui ai déballé tout ce que je savais, il est resté bouche bée, avec les yeux exorbités. Il m’avait demandé la raison pour laquelle je ne m’accrochais pas à cette compétition, et je lui ai fait comprendre que ce n’était pas le genre de défis qui me motivait. En réalité, le seul challenge que j’osais relever, était de battre ma performance personnelle. Il m’a suggéré de devenir son coach personnel pour l’aider à gagner des trophées pour l’équipe, et ce fut le cas.

À propos de l’auteur :

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